2010 est lancée et
Google a bien l'intention d'en profiter. 2008 fêtait ses 10 ans, 2009 a été l'année de tous les lancements puisque
Google a été sur tous les fronts (google wave,
google chrome...) et il n'y a pas de raison que 2010 échappe à la règle.
Depuis le 5 janvier, personne ne peut échapper à la
visibilité de Google : habillage de site,
pavés et bannières publicitaires... Même le passant dans la rue ne peut nier être au courant quand on voit les
affiches
4x3 de
Google Chrome envahir les panneaux.
Niveau communication,
Google a toujours été simple car finalement, qui ne parle pas d'eux ? Lorsqu'on est le premier site mondial, on peut se permettre de ne pas élargir son budget pub ou
comm car le buzz se répand très vite. 2010, l'année de tous les changements, désormais
Google se veut aussi hors web. Place aux panneaux dans la rue et aux pages dans les magazines, il
faut que la ménagère de 50 ans sache que désormais Internet n'est pas seulement le E bleu de Microsoft qu'elle a toujours utilisé. Et comme Firefox a pris la tête dans le coeur des internautes
avertis, geeks et blogueurs, il est temps de s'imposer pour le grand public.
Retour sur une communication bien préparée depuis 2 ans...
>> L'étape 1 avait été les premières "fuites" sur le fait que
Google travaillait sur un navigateur Internet.
>> L'étape 2 annonçait fièrement la sortie du nouveau bébé "comme Firefox mais en mieux" : plus résistant, plus brillant, plus jeune... Chrome était la solution à tous les problèmes
de Firefox (lourdeurs, bugs d'onglets...). Les plus aventuriers et initiés se mirent à Chrome en regrettant tès rapidement la panoplie de add-ons du renard et le sacro-saint firebug, outil
indispensable de tout geek qui se respecte.
>> L'étape 3 a été très probablement le grand brainstorming dans les équipes de
Google pour trouver la solution et démystifier Chrome comme étant le nouveau navigateur des
geeks. Le but n'était pas d'attaquer Firefox sur son terrain mais de détrôner Internet Explorer en premier. Qui dit IE, dit "grand public non initié".
>> L'étape 4 était donc toute trouvée avec une communication large, plurimédias et surtout simple. Au diable la grandeur et la suprématie de
Google, jouons profil bas "Chrome
vous a compris". Créa sur les vacances, recettes de cuisine ou soirée entre amis, le but est d'attirer, faire sourire, faire rappeler ces moments aux utilisateurs. "Et oui, chez
Google, on
sait qu'une tarte tatin, ça peut se foirer, mais on en rigole avec vous".
>> L'étape 5 : on pète les budgets car les patrons veulent voir du
Google Chrome partout !
Matraquage
publicitaire en avant ! Après tout, pourquoi se priver?
Tristan Nitot (président de Mozilla France) le dit lui-même, ce matraquage pourrait un jour servir à tous
les navigateurs. Et oui, à force de dire aux gens qu'il existe autre chose qu'Internet Explorer, ils se renseigneront aussi sur les autres.
Et
Google ne s'arrêtera pas là. Bien conscient que ses nouveaux projets ne sont pas tous prêts pour s'adapter au grand public (ex : Google Wave qui laisse encore trainer beaucoup de
mystères), il est très possible que 2010 signe le début d'une décennie "made by google".
Leur stratégie est marquante, et la campagne ne risque pas de passer inaperçue. Tout le monde connait Google même si on ne connait pas Chrome et on serait tenté de l'essayer.
Ils ont fait la même chose il y a quelques mois pour Google Apps (Going Google).
Reste à savoir comment Google évalue l'impact d'une telle campagne et comment ils la comparent à l'impact d'une campagne sur Internet, qui est leur cœur de métier.
> le budget global
> l'impact de cette campagne (ce que tu dis)
Merci pour ton intervention :)
Mais si c'est le prix à payer pour tuer cette bouse d'IE, je veux bien prendre le risque :)
Mais on est d'accord pour IE, ça vaut le coup !